Je ne saurais guère concevoir de sourire philosophique gastronomique qui n’aie à son point de départ une juste connaissance de la nature et de ce que cette dernière nous fournit de fleurs, de plantes, d’épices, de fruits et de racines. J’estime essentiel d’adapter mon comportement à chaque nouvelle saison, aux 12 rythmes et de prendre en considération les cinq éléments liés aux cinq saveurs :

| Sucre / Terre | Salé / Eau | Amer / Feu | Acidulé / Bois | Piquant / Métal | | Transition | Hiver | Eté | Printemps | Automne |
C'est que la nourriture est bien plus qu'elle ne paraît : elle contient d'abord une matiere vaporeuse, une substance invisible qui est l'aura des produits que nous mangeons.
Les nourritures essentielles comme le chocolat, le pain, le vin et le sel contiennent aussi une richesse symbolique et comme idée dans le sens platonicien du terme: "en les mangeant, on mange aussi un symbole qui, pour peu que nous l'entendions murmurer, nous apporte sa mystérieuse charpente. Entre le chocolat, le pain et le vin, il ne faut pas croire qu'il n'y a que des rapports liés aux mythes ou aux dogmes, qu'ils soient christiques ou indiens. Il y a bel et bien une affaire de sang, les agents vivificateurs qui les animent sont identiques. Ce sont toujours les mêmes saccharomyces élipsoideus qui servent à faire le chocolat du cacao, le vin du raisin et le pain du blé.
C'est grâce à eux, et eux seuls: * que par le terrage fermente le cacao, * que dans la cave fermente le moût vierge, * que dans le pétrin s'enfle la pâte travaillée.
Notre but: "nul n'est bon qui ne cherche à devenir meilleur".
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